Catastrophe au Japon

15 mars 2011 | Ecolo est profondément attristé par la souffrance du peuple japonais, qui est en train de vivre l’une des plus grandes catastrophes de son histoire à la suite d’un terrible tremblement de terre et d’un tsunami destructeur. Pour Ecolo, face à ces événements, la Belgique doit pouvoir participer à l’aide humanitaire urgente pour les victimes. Les écologistes se réjouissent d’ailleurs que le ministre des affaires étrangères ait d’ores et déjà proposé l’aide de B-Fast aux autorités japonaises.

Publié le samedi 19 mars 2011

La population subit en outre une catastrophe nucléaire majeure, à cause de la défaillance des systèmes de refroidissement de plusieurs réacteurs et des multiples explosions qui s’en sont suivies. Cette situation est d’autant plus inquiétante que des répliques sismiques sévères sont encore annoncées.

Concernant la catastrophe nucléaire et d’après les informations que nous recevons au compte-goutte, la situation sur place est toujours incertaine mais il est avéré que des fuites importantes d’iode et de césium radioactifs ont déjà été enregistrées. Par ailleurs, pratiquement aucune information n’est disponible en ce qui concerne l’impact du tremblement de terre, du tsunami ou des explosions sur les 600 tonnes de combustibles usagés stockés dans ou à l’extérieur de la centrale.

Pour Ecolo, ces événements au Japon nous rappellent que le risque 0 n’existe pas concernant la technologique nucléaire. Le fait qu’aucun assureur n’accepte de couvrir l’intégralité des risques liés à un accident en témoigne à suffisance.

Face aux événements, l’Allemagne et la Suisse viennent de prendre leurs responsabilités en révisant leur point de vue quant à l’avenir du nucléaire sur leur territoire. Il serait inexplicable que chez nous, ce soit le lobby nucléaire qui continue à dicter quasiment seul la politique énergétique.

Face au risque, la population habitant à proximité des centrales doit d’ailleurs bénéficier d’une information claire sur les risques et les mesures à prendre en cas d’accident. Les réactions des citoyens face à la campagne de distribution de pastilles d’iode lancée aujourd’hui (remplaçant des pastilles périmées depuis 2008) illustrent d’ailleurs à suffisance l’ignorance dans laquelle ils sont de ces mesures.

Pour Ecolo, compte tenu du caractère ingérable lié à la dangerosité de la technologie, continuer à y investir des sommes faramineuses ou prolonger à tout prix la durée de vie de nos plus vieux réacteurs serait peu responsable. Au contraire, il est nécessaire aujourd’hui d’investir massivement dans les alternatives propres et sures au secteur nucléaire, et en premier lieu dans l’efficacité énergétique, pour progressivement nous en rendre moins dépendant. Cette voie est d’autant plus raisonnable que dès à présent, la capacité de production est assurée pour remplacer les trois plus vieux réacteurs dont la fermeture est programmée en 2015.